C’est prouvé : les élèves et les étudiants français sont très mauvais en anglais. Et ce, alors qu’il est nécessaire voire indispensable de comprendre et surtout de parler la langue de Shakespeare couramment dans un nombre croissant de métiers. Pour y remédier, Orientationsvous dévoile 10 conseils et astuces pour progresser en anglais rapidement et efficacement.

Les Français ont un niveau général en langues relativement faible, voire mauvais. Une étude européenne sur les compétences linguistiques, dévoilée en juillet 2012, révélait ainsi que les étudiants français avaient le plus bas niveau en anglais de toute l’Europe. « La proportion d’élèves français de faible niveau en anglais est plus importante que dans la moyenne de l’ensemble des pays européens », était-il même précisé dans cette étude !

Ce n’est certainement pas une raison pour laisser tomber : les cerveaux français ne sont pas moins capables que les suédois ou danois d’imprimer la langue de Shakespeare dans leurs circuits… Il est toujours possible des’améliorer en langue, et il est primordial de le faire en anglais : c’est en effet un sérieux atout sur un CV et désormais une nécessité pour exercer bon nombre de métiers. Encore faut-il le vouloir, et cibler les réelles astuces pour avancer…

Lesson one : on fait la paix avec soi-même

En cas de blocage sur l’anglais, les élèves ne peuvent progresser d’un iota : c’est psychologique. Le professeur est également une aide précieuse, et non un ennemi : si vous l’avez en horreur et que vous décrétez que l’anglais est votre bête noire, il le restera. N’hésitez pas, en classe, à poser des questions, à demander des explications supplémentaires, voire même des exercices en plus pour vous entraîner. Les enseignants se feront un plaisir de vous corriger par la suite.

De même, croyez en vous. Si vous êtes parvenu à un tel niveau, c’est que vous êtes capables de progresser. Bien souvent, les élèves stagnent par manque de confiance en leurs capacités. Plus vous croirez en vos chances de réussite, plus vous serez motivés…

Lesson two : on apprend à voix haute

Il ne faut pas croire que seule la compréhension peut entraîner des lacunes en langue. Comme dans toutes les matières, l’apprentissage y est très important. Que ce soient les verbes irréguliers, les pluriels irréguliers, ou les opérateurs, cela ne s’invente pas : il faut mémoriser. Et pour apprendre, il faut voir et revoir, comme pour les tables de mathématiques ou les dates en histoire. Mais attention : une langue est avant tout orale. Pour bien mémoriser, quitte à graver ces informations dans votre mémoire, il faut répéter à voix haute. On pourra ainsi se souvenir toute sa vie de eat, ate, eaten ; go, went, gone ; speak, spoke, spoken,…

Lesson three : on passe du passif à l’actif

L’anglais, on l’entend partout : à la radio, dans les clips de musique,… Pourquoi ne pas mettre à profit cette incroyable manne ? Essayez de passer de l’auditeur passif à l’auditeur actif, en décryptant les paroles des chansons que vous écoutez ! C’est bien plus amusant que le CD qui grésille, passé en boucle en cours par le professeur… De même, écoutez également attentivement l’accent des chanteurs ou acteurs lors des interviews télévisées, et tentez de répéter. Cela vous permettra de travailler votre intonation, car il n’y a rien de pire qu’un accent français à couper au couteau !

Lesson four : on apprend de manière ludique grâce aux films et séries

Là encore, les films et séries en anglais sont légion. Un sacré avantage pour apprendre tout en s’amusant ! Du thriller à South Park (attention, les gros mots sont bipés dans la version américaine…), le choix est vaste. Procéder ainsi permet d’entraîner l’oreille aux accents, aux intonations, mais également de vous fournir du vocabulaire et des tournures que vous n’auriez sûrement pas appris en cours, faute de temps. Et, dans un contexte donné, les subtilités grammaticales sont plus aisément compréhensibles. Seul bémol : les séries se laissent facilement regarder… Ne les laissez pas devenir chronophages au détriment des autres devoirs !

Lesson five : on lit la presse

Si l’écoute peut être travaillée à l’aide de films, la lecture peut l’être aussi, grâce à la presse. D’autant que les Anglais en sont de gros consommateurs. LeTimes, le Guardian, et même le Sun  : ils demeurent très attachés à la presse écrite. Tabloïds ou presse sérieuse, peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ! Faites comme eux : lire des documents de qualité vous familiarisera avec différents types de vocabulaires (économique, journalistique,…) De plus, ce sera un vocabulaire courant, qui vous sera donc utile dans votre vie professionnelle.

Surtout que, grâce à internet, les supports en anglais sont très nombreux. De plus, cette activité sera gratuite. Vous pouvez également, si vous êtes déconcentré en lisant sur un écran, vous abonner à un magazine anglophone : des réductions sont souvent appliquées dans les lycées, lors de la rentrée scolaire.

Lesson six : on fait des applications ses alliées

Une langue se travaille chaque jour. Pour ne pas perdre le fil sans pour autant vous ruiner, essayez les applications gratuites ! Elles permettent de se forcer à travailler régulièrement. Sur Twitter, par exemple, @voca_anglais propose un mot de vocabulaire à apprendre par jour. MemoCoach, quant à lui, vous aide dans l’apprentissage des verbes irréguliers.

Des applications payantes existent également, comme MosaLingua, qui est téléchargeable sur iTunes ou Google Play. Cette application permet de répéter avec des espacements, pour un vocabulaire appris durablement. MyEnglishPocket est aussi une application qui permet de faire dix minutes d’anglais par jour. Accent, expressions employées couramment : le tout en un seul pack.

Lesson seven : on se constitue un réseau d’amis anglophones

Les correspondants peuvent également grandement vous aider ! Ce sont des personnes de votre génération, avec qui vous pourrez discuter librement des sujets qui vous passionnent. Rien à voir avec les cours un peu barbants, sur des thématiques bien souvent imposées depuis quelques années… Certains sites et forums gratuits permettent de mettre en contact des jeunes du monde entier, tels que busuu.com, reseauetudiant.com, anglaisfacile.com,…

Echanges de mails ou conversations Skype : vous rejoignez ainsi la communauté mondiale, tout en façonnant votre anglais. Attention pour les plus jeunes : restez vigilants sur internet !

Lesson eight : on ne traduit pas, on pense directement en anglais

Traduire est mauvais sur deux plans : d’une part, vous perdez du temps ; d’autre part, vous serez plus sujet aux fautes grammaticales. En effet, l’anglais est relativement proche du français, sauf que certaines tournures sont incorrectes si elles sont traduites littéralement. Penser en anglais permettra de devenir bilingue, en agissant comme un véritable anglophone. C’est une gymnastique cérébrale, mais plus vous la pratiquerez, plus vous habituerez votre cerveau à l’anglais et à sa syntaxe.

Lesson nine : on prend des cours avec un natif

Les cours particuliers avec un professeur ou un étudiant en langues, c’est bien. Mais avec un natif, c’est mieux ! Aujourd’hui, plus besoin de voyager pour prendre des cours avec un anglophone : Skype vous met en contact avec des locuteurs du monde entier. Des sites qui mettent en relation avec des professeurs à l’autre bout de la planète existent, comme lingueo.fr, educastream.com,… Attention cependant : ces site son payants, et il peut être difficile de suivre un cours via une webcam !

Lesson ten : on part à l’aventure en séjour linguistique

Pas de secret : pour avancer, il faut parfois s’immerger ! Le séjour linguistique vous forcera à vous exprimer en anglais, à penser en anglais, à rêver en anglais,… Attention : il faudra adapter votre séjour à votre niveau. Par exemple, il est inutile de partir trop longtemps si vous êtes un grand débutant : cela aura pour seul effet de vous décourager.

Les séjours linguistiques chez le professeur ou en école ont l’avantage de vous permettre d’être évalué pour suivre des cours à votre niveau. Et vous pouvez également joindre l’utile à l’agréable, en choisissant un pays qui vous fait particulièrement rêver : les pays anglophones sont assez nombreux pour cela !

Autre possibilité, pour les plus âgés : l’année sabbatique à l’étranger. Mais une année sabbatique ne rime pas forcément avec vacances. Bien valorisé, ce temps passé en-dehors des frontières peut en effet également devenir un atout supplémentaire pour votre CV.

Anaïs Grockowiak et Julien Pompey, Orientations