Accessibles dès le bac pour 3 ou 5 ans d’études ou après une classe prépa pour 3 ans de formation : au total plus de 150 écoles de commerce ouvrent leur portes aux étudiants… Comprendre les avantages des unes ou des autres d’après les plaquettes, n’est pas toujours simple. Petite comparaison à travers 5 critères pour vous aider à y voir plus clair.

L’offre de formation post-bac ne cesse de se développer. C’est qu’elle séduit de plus en plus d’élèves qui veulent s’éviter la classe préparatoire et le couperet des concours au bout des 2 années. Mais à niveau de reconnaissance équivalent, quelles sont les différences entre ces deux types de cursus ? Les cursus post-bac sont de qualité très disparates. Nous n’envisageons ici que ceux qui ont reçu plusieurs reconnaissances officielles (établissement reconnu par l’Etat, diplôme visé par le ministère de l’Enseignement supérieur).

Notoriété : un atout auprès des recruteurs

De ce point de vue, l’avantage est aux écoles délivrant une formation post-prépa : elles comptent dans leurs rangs les plus anciennes institutions comme l’ESCP (aujourd’hui ESCP Europe), qui date de 1819, ou l’Essec et HEC créées en 1907 et 1908. Toutes les formations post-prépa n’ont pas le même prestige, mais elles sont globalement mieux connues des recruteurs. D’autant qu’elles donnent toutes le « grade de master », auquel les grandes entreprises prêtent beaucoup d’attention. Quelques programmes post-bac les talonnent cependant sérieusement. Citons l’Ieseg, post-bac en 5 ans, qui délivre aussi le grade de master, ou le Cesem Reims, post-bac en 4 ans, reconnu pour son ouverture à l’international. Tous deux sont doublement accrédités AACSB et Equis, et sont également présents dans plusieurs classements des écoles de commerce.

À retenir : De nombreuses écoles connues d’abord pour leurs programmes post-prépa ont aussi une offre post-bac en 3 ou 4 ans, qui bénéficient de cette notoriété.

Place de l’international : accréditations et accords d’échanges

Là encore, si l’on se fie au nombre d’écoles qui cumulent les accréditations internationales, gage de qualité et de visibilité en France comme à l’extérieur, les écoles post-prépa ont une petite longueur d’avance. 7 d’entre elles possèdent la triple couronne AACSB, Amba, Equis : Audencia, Edhec, EM Lyon ESCP Europe, Grenoble EM, HEC, Kedge BS, Neoma BS.

C’est également cette catégorie d’écoles qui affiche le plus grand nombre d’accords d’échanges avec des universités étrangères, le plus grand nombre d’étudiants et d’enseignants étrangers présents sur les campus français.

Pour autant, parmi les écoles post-bac, plusieurs ont tout misé sur l’international et ont même calqué leur maquette de formation sur des formats étrangers. C’est le cas du programme Cesem, qui fait partir tous ses élèves deux années entières sur les 4 que compte le cursus. À la sortie : un double-diplôme pour tous et un taux d’embauche à l’étranger très élevé.

À retenir : même lorsqu’une école annonce un grand nombre d’accord d’échanges avec des universités étrangères, soyez attentif à la proportion d’élèves qui partent réellement à l’étranger et à la durée des séjours.

Sélectivité : un critère de sérieux

Si 90 % des élèves de prépa sont assurés d’obtenir une place à l’issue des concours, décrocher une école très demandée se fait au prix de 2 années d’entraînement intense, mais aussi de 2 années d’incertitude. Les concours post-prépa sont constitués d’épreuves de connaissances et nécessitent un excellent niveau dans de nombreuses disciplines. Des acquis qui servent bien au-delà des concours. Les concours post-bac, au contraire, ne nécessitent pas de révisions spécifiques. Pour autant, certaine écoles post-bac affichent des taux de sélectivité très élevés. À l’Ieseg, par exemple, seuls 10 % des candidats sont sélectionnés chaque année.

À retenir : Le taux de sélectivité est à regarder de près au moment de choisir une école. Il est loin d’être homogène dans chacune des catégories (post-bac ou post-prépa). Mais plus il est élevé, plus il y a de chance que l’école soit sérieuse ! Par ailleurs, les programmes traditionnellement post-prépa sont en réalité plus ouverts, puisque la plupart d’entre eux organisent des accès pour d’autres profils, grâce aux admissions parallèles.

Contenu de la formation : des ESC plutôt généralistes

Du point de vue des disciplines enseignées, il n’y a pas de différences entre les écoles post-prépa et leurs concurrentes post-bac. Toutes se présentent comme généralistes, avec une coloration ou dominante en fin de parcours. Au programme : comptabilité, économie, droit, marketing, management, finance… Ce qui change ? Le coût des études ! Le prix moyen est de 43 000 euros pour 5 ans et de 29 600 euros pour 3 ans. Mais en contrepartie, les cursus post-bac en 4 ou 5 ans insistent sur le suivi personnalisé qu’elles offrent.

À retenir  : La durée totale des stages est aussi en rapport avec la durée totale des cursus en école. Mais la généralisation des années de césure (interruption d’un an de la scolarité pour faire un ou plusieurs stages en entreprise) tend à gommer cette différence.

Début de carrière : insertion garantie ?

Les opportunités de démarrage professionnel fulgurants sont clairement du côté des écoles post-prépa. De belles trajectoires sont également possibles après une école post-bac, mais les premières étant plus anciennes, elles sont mieux connues des recruteurs et possèdent des réseaux d’anciens efficaces dans des domaines très variés.

À retenir : Rien de tel que d’entrer en contact avec d’anciens élèves pour évaluer leur niveau de satisfaction au moment de choisir une école.