La semaine des principales épreuves écrites commence fort pour les 10 897 candidats réunionnais. Quatre heures de philosophie ce matin pour les baccalauréats généraux et quatre heures cet après-midi pour les bacs technologiques. Pendant ce temps, les candidats aux baccalauréats professionnels feront du français, de l’histoire-géographie et de l’instruction civique.

 ÉDUCATION

Difficile d’y échapper, car le bac est dans tous les esprits. Ce lundi 16 juin marque le début d’une très longue semaine, celle des principales épreuves écrites du baccalauréat, qui s’étalera jusqu’à lundi prochain. Car c’est une nouveauté 2014 : les épreuves écrites se dérouleront sur six jours (et non plus sur cinq) afin de mieux répartir des différentes plages horaires pour les candidats qui bénéficient d’un « tiers-temps » supplémentaires. Les années précédentes, ces candidats (handicapés physiques, aveugles ou malvoyants, dyslexiques…) devaient certains jours résister à plus de huit heures d’examen, ce qui relevait de l’exploit physique et nerveux.

Mais on garde les principaux repères, à commencer par la traditionnelle épreuve de philosophie qui a lieu ce matin pour les filières générales et cet après-midi pour les filières technologiques. Comme l’année dernière, les candidats réunionnais composeront en même temps que tous leurs camarades métropolitains, c’est-à-dire de 10 à 14 heures pour les bacs généraux et de 16 à 20 heures pour les bacs technos.

Et pour manger ? Nos jeunes sont priés d’apporter le minimum vital : boissons, biscuits et barres énergétiques seront tolérés sur les tables étiquetées avec le numéro de chaque candidat. Pourquoi imposer un tel horaire alors qu’il y a peu, les épreuves commençaient respectivement à 8 heures et à 14 heures ? « C’est pour qu’on ait à La Réunion les mêmes sujets qu’en métropole, pour garantir un niveau national du diplôme », explique une enseignante de philosophie.

Surmonter sa fringale

« Il y a toujours des abrutis qui disent qu’on n’a pas le même niveau », râle-t-elle. Car ces « abrutis » ignorent que parmi les professeurs qui élaborent les sujets métropolitains, il y a aussi des enseignants réunionnais… et que la différence de sujet n’implique pas une différence de niveau. Quoi qu’il en soit, les 4 696 candidats au bac général et les 2 768 candidats au bac techno sont priés de surmonter leurs fringales dans la fraîcheur de l’hiver austral.

Les 3 433 candidats des séries professionnelles sont un peu mieux lotis. Car leurs épreuves écrites – français ce matin, histoire-géographie et instruction civique cet après-midi – bénéficient d’horaires régionalisés : 10h30 à 13 heures, puis 15 à 17 heures.

Pour l’ensemble de ces 10 897 candidats, la discipline n’a pas changé depuis les précédentes sessions du bac. On résume :

- Interdiction totale du téléphone portable, qui devra être éteint et rangé dans le sac. Les sacs seront regroupés dans la pièce sous le regard des surveillants. La plupart des établissements disposent de détecteurs de GSM qui circuleront de manière aléatoire dans les salles.

- Les calculatrices électroniques sont généralement interdites pour l’épreuve de philosophie (pour une raison toujours mystérieuse) mais indispensables pour la plupart des épreuves scientifiques. Ne pas oublier les piles de rechange, car il ne sera pas possible d’emprunter celle du candidat voisin.

- Pas de documents non autorisés sur les tables d’examen. En revanche, vérifier avant l’épreuve le matériel (stylos, crayons, matériel de géométrie ou de dessin, etc.). Une montre est souvent utile pour gérer son temps.

- Le zéro n’est pas une note éliminatoire. En revanche, pour le bac professionnel, une absence est éliminatoire.

Important : les corrigés des épreuves de philosophie seront mis en ligne cet après-midi sur le site www.clicanoo.re.

Véronique Hummel