Face aux grandes écoles et aux universités, les IUT apparaissent comme la formation préparant le mieux au monde de l’entreprise. D’autant qu’il est possible d’intégrer un institut universitaire technologique après le bac, à bac+2 ou en validant des acquis de l’expérience.

Depuis leur création, les IUT – au nombre de 115 actuellement – ont formé plus d’un million de diplômés, et déjà plus de 3 000 titulaires d’une licence professionnelle. Et pour cause : selon un sondage Ifop, 96 % des dirigeants estiment que l’IUT est une bonne formation. Concernant l’insertion professionnelle, 75 % des jeunes diplômés souhaitant intégrer directement la vie active trouvent un emploi dans les six mois suivant la fin de leur formation.

Les différents types de formations

Il est possible d’intégrer un IUT à différents niveaux de parcours. Tout d’abord, après le bac, les bacheliers peuvent obtenir un Diplôme Universitaire de Technologie (DUT). A bac+2, les étudiants peuvent décrocher une licence professionnelle ou un diplôme d’université. Autre possibilité : après une expérience professionnelle d’au moins trois ans en rapport avec le contenu du diplôme souhaité, la validation des acquis et de l’expérience (VAE) professionnels permet d’accéder directement à une formation universitaire sans avoir le diplôme normalement requis.

Les IUT élaborent des offres de formation spécifiques, en relation avec des professionnels du terrain afin de répondre au mieux aux attentes et au besoin du marché. Ils proposent en tout 25 spécialités : 16 du secteur industriel et 9 du secteur des services, ce qui permet d’avoir une très large palette de choix de métiers.

Un mois et demi pour décrocher un emploi

Les étudiants titulaires d’un DUT sont très peu confrontés au chômage en sortant de leur formation. En moyenne, un mois et demi leur est suffisant pour décrocher un premier emploi. Le secret de la réussite de ce type de formation repose sur quatre axes :

1) Le projet personnel et professionnel (PPP)

Intégré aux nouveaux programmes pédagogiques nationaux, le « PPP » constitue l’un des éléments structurants de la professionnalisation des IUT. Plusieurs actions sont menées : élaboration d’une mallette pédagogique avec la centrale des IUT, animation de séminaires, et journées de travail.

2) Le suivi des diplômés

La mise en place de l’évaluation des IUT et des DUT, renforcée par l’émergence de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) induisent la nécessité d’un suivi de l’insertion des diplômés.  

3) Les référentiels de formation

Le renforcement de la professionnalisation des IUT, le développement de la formation tout au long de la vie, en particulier l’émergence de la VAE, la croissance de l’apprentissage nécessitent de disposer de référentiels permettant une description des métiers en termes de missions et de compétences requises pour leur exercice.

4) L’alternance

L’alternance constitue un mode de formation facilitant l’insertion professionnelle, et pouvant s’adresser à un public différent de celui de formation initiale classique. Sa mise en œuvre est variable d’une région ou d’un diplôme à l’autre : Centre de Formation d’Apprentis (CFA), alternance sur une ou deux années de formation, modalités pédagogiques…

Palme de l’adaptation au monde professionnel

Enfin, l’autre indicateur important qui démontre le succès des IUT est le succès qu’ils ont auprès des recruteurs. A la question « de manière générale, qui prépare le mieux, selon vous, au monde de l’entreprise ? » 56 % des personnes interrogés répondent les IUT.

Ils arrivent ainsi loin devant les grandes écoles (33 %) et l’université (4 %). LesIUT remportent donc largement la palme pour leur parfaite adaptation au monde professionnel.

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