Choisir le bon contrat

Contrat d’apprentissage, de professionnalisation ou convention de stage alternée : l’alternance peut se conjuguer en trois temps. Mais pour s’y retrouver, il est important de connaître les principales caractéristiques et différences de ces trois contrats qui ont un but unique : favoriser l’entrée des jeunes sur le marché de l’emploi.

Le contrat d’apprentissage

Le contrat d’apprentissage est bien souvent choisi par les jeunes ayant entre 15 et 25 ans pour apprendre des métiers plutôt manuels ou ne nécessitant pas de mener de longues études. Conclu pour une période d’un à trois ans, la durée de la formation dispensée par les centres de formation des apprentis (CFA) ne peut être inférieure à 400 heures par an.

Le stagiaire a alors un statut de salarié, et il n’est pas pris en compte pour le calcul des effectifs des salariés de l’entreprise. L’apprenti perçoit au passage un salaire déterminé en pourcentage du SMIC qui varie de 25 à 78 %. Ce montant dépend en effet de l’âge de l’apprenti et de sa progression dans le cycle de formation. A noter que les jeunes issus de bac pro gagnent plus que les autres !

Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation favorise, lui aussi, l’insertion des jeunes, mais également la réinsertion professionnelle. Contrairement au contrat d’apprentissage, il peut être conclu sous deux formes : un CDD variant de 6 à 12 mois ou un CDI ! La durée de la formation est alors comprise entre 15 % et 25 % de la durée totale du contrat ou de l’action de professionnalisation, sans pouvoir être inférieure à 150 heures.

Mais le contrat de professionnalisation a également quelques similitudes avec celui d’apprentissage. Le stagiaire a ainsi un statut de salarié, et il n’est pas pris en compte pour le calcul des effectifs des salariés de l’entreprise et ce jusqu’au terme du CDD ou jusqu’à la fin de l’action de professionnalisation en cas de CDI.

La rémunération dépend également de l’âge et du niveau de qualification, mais elle est supérieure à celle proposée en apprentissage. Entre 16 et 20 ans, le stagiaire peut percevoir entre 55 et 65 % du SMIC ; et entre 70 et 80 % pour les jeunes de 21 à 25 ans. Les demandeurs d’emplois de plus de 26 ans sont, quant à eux, au SMIC intégral et dans certains cas les rémunérations peuvent même être supérieures.

La convention de stage

La convention de stage est la forme la moins connue des trois contrats. Pourtant n’importe quelle entreprise ou association peut devenir signataire d’une convention de stage en alternance. Celle-ci s’adresse principalement aux étudiants de tous les niveaux d’études supérieures. La mission doit alors durer au moins quatre mois, et la rémunération brute être de 390 euros minimum.

Grâce à ce contrat, le stagiaire préserve tous les bénéfices de son statut d’étudiant, avec notamment l’accès au Crous, au restaurant universitaire, à la mutuelle étudiante et même une grande partie de ses vacances scolaires… de quoi rendre jaloux ses homologues sous contrat de professionnalisation ou d’apprentissage !

Angel Herrero Lucas, Orientations