Une copie propre et soignée

C’est une affaire de politesse : une copie se présente propre, sans ratures, sans trous, ni tâches. Dans cette perspective, il est souvent préférable de rédiger au stylo plume – plus facile à effacer en cas d’erreurs – bleu de préférence. De même, veillez à aérer vos différentes parties afin de rendre la lecture plus lisible. Enfin, il faut bannir tout signe distinctif susceptible d’invalider votre copie. Restez par conséquent sobre dans vos présentations.

Une syntaxe irréprochable

Après avoir été bien disposé en ouvrant votre copie soigneusement présentée, le correcteur va passer à sa correction. Et il vaut mieux que votre français soit impeccable. Pour ce faire, il faut traquer les fautes de grammaire, de conjugaison… « Si trop de fautes se sont glissés, le correcteur peut être tenté de vous enlever des points. Il est donc nécessaire de garder quelques minutes à la fin de l’épreuve pour relire calmement et tranquillement », conseille Stephanie Paix, professeur de français au lycée Michelet, à Marseille.

Une orthographe correcte

Si la syntaxe est importante, l’orthographe est, elle, prépondérante ! Quantité d’élèves perdent en effet bêtement des points en mathématiques, en histoire-géographie, en science économie… en raison d’une accumulation de grosses et petites fautes d’orthographe. Une faiblesse qu’il est facile de corriger, en prenant le temps de relire plutôt qu’écrire un complément d’informations qui, au mieux, vous fera gagner un petit point…

Rédiger plus d’une page

L’épreuve du baccalauréat conclut plus de 12 ans de scolarité. Vous ne pouvez pas achever cela par une seule page rédigée péniblement ! Le correcteur trouvera cela très voire trop léger… Veillez donc à compléter au moins une copie double – quatre pages -, nécessaire à une bonne réflexion agrémentée d’exemples et d’explications. D’autant que vous avez, à ce niveau, toute liberté, à la condition que votre propos soit juste et pertinent.

Développer vos connaissances

Lors du bac, vous êtes testé sur votre raisonnement, votre réflexion, mais également sur vos connaissances. Veillez par conséquent à placer le maximum de données apprises en cours. Les noms complets des personnages historiques, les dates précises, les schémas, voire même des citations : tout est bon à prendre et peut vous faire gagner des points.

Utiliser les documents fournis

Attention : ce n’est pas parce que vous allez placer toutes vos connaissances que vous aurez forcément le maximum de points accordés. « Il faut également utiliser les documents fournis et les mettre à contribution, via des citations utilisées à bon escient, par exemple », explique David Noléon, professeur d’histoire-géographie. Ces documents sont là pour vous aiguiller : montrez au correcteur que vous les avez bien compris, en les utilisant correctement sans en abuser.

Analyser la problématique

Que ce soit en philosophie, en histoire, en français, ou en économie, on cherche à sonder votre capacité à raisonner, et à vous poser des questions en lien avec le sujet. Il est donc nécessaire de répondre à cette problématique en mobilisant certes vos connaissances, mais aussi votre esprit d’analyse et de synthèse.

Proposer un développement complet

Il ne suffit pas de lancer votre argument en une phrase : encore faut-il le développer. Un paragraphe se compose ainsi d’un argument – votre idée principale – développé sur plusieurs phrases et suivi par un exemple afin de souligner vos dires. Car il faut prouver ce que vous avancez !

En outre, veillez à utiliser des mots de liaison pour « huiler » un peu votre raisonnement, et le rendre encore plus logique et incontestable.

Anaïs Grockowiak et Julien Pompey, Orientations